B-Gnet
Par Gilles le jeudi 10 mars 2011, 17:30 - Auteurs - Lien permanent
Savez-vous que lorsque j’ai découvert d’où venait votre pseudonyme, j’ai fait un retour dans mon enfance avec la bonne odeur des bugnes que ma mère ( lyonnaise ) nous faisait pour mardi-Gras. Merci. Et puis, c’est peut-être l’occasion d’expliquer tout ça aux lecteurs : qui se cache sous B-gnet ?
Bravo, j'ai faim maintenant. D'expliquer quoi? Que Bovagnet était un nom de famille trop long alors j'ai choisi ce jeu de mot approximatif pour signer? Jamais! Sinon à quoi ça sert de prendre un pseudonyme?
Bravo, j'ai faim maintenant. D'expliquer quoi? Que Bovagnet était un nom de famille trop long alors j'ai choisi ce jeu de mot approximatif pour signer? Jamais! Sinon à quoi ça sert de prendre un pseudonyme?
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Comment êtes-vous arrivé dans le monde la BD ? Quel a été votre parcours ?
Comme beaucoup, par ennui. Je ne dis pas par là que la BD m'ennuie, mais quand j'étais petit je m'ennuyais beaucoup, alors je dessinait et je m'inventais des histoires. C'est vite devenu une vocation, même si parfois je doute, je me demande si je ne ferais pas autre chose... mais dès que j'arrête, je m'ennuie à nouveau alors je me remets à la BD.

© B-Gnet
Avez-vous toujours écrit et dessiné des histoires courtes ? Si oui, pourquoi ?
J'ai surtout dessiné des histoires courtes, oui. D'abord parce que je suis impatient de finir et souvent, pendant que j'en dessine une, il m'en vient une autre et j'ai envie de m'y attaquer. Ensuite, c'est un format qui convient mieux à l'humour, on rit rarement tout le long d'une histoire longue, sur une courte, c'est jouable.
Vous êtes ce qu’on peut appeler « un dessinateur d’humour » Dites-moi tout d’abord si ce terme vous convient et comment vous définiriez ce genre.
C'est réducteur, dans la mesure où je fais aussi le scénario la plupart du temps. Pour définir le genre, c'est plutôt simple, le but est de faire rire, non? Même si j'ose penser que c'est plus que ça.
J’ai lu quelque part qu’il est terriblement difficile de faire vraiment rire en BD. Votre avis là-dessus ?
Terriblement? Disons qu'il est facile de faire de la BD, il suffit de faire des cases et de les remplir. Le plus dur est d'être d'abord publié, puis d'être publié et d'en vivre, ça c'est dur, et enfin d'en vivre et de garder son intégrité, ça c'est terriblement difficile. Mais je ne vais pas embêter le monde avec les difficultés de notre métier, c'est un problème interne et bizarrement je n'ai pas envie de me plaindre aujourd'hui.
Sans doute faites-vous rire le lecteur, mais vous, vous faites-vous rire tout seul devant vos planches ? ( je vous imagine bien comme ça )
Ah, ça dépend. Moins maintenant, en même temps je me lis moins. Mais j'avoue un peu honteusement que j'ai parfois beaucoup ri en relisant certaines de mes BD, mais c'était souvent parce que j'avais oublié un gag, et que je me suis pris par surprise.

© Old Skul - B-Gnet - 6 Pieds sous terre 2010
A propos de votre dernier opus « Old Skull », on a pu dire que c’était « le western le plus déjanté de la BD ». Alors, est-ce bien « un western » et est-il « le plus déjanté » ?
Qui a dit ça? En tous cas ça se passe plutôt à l'Ouest. Le plus déjanté, je ne pense pas, pas assez, trouvé-je parfois.
Concernant l’épisode scatologique sur lequel le lecteur tombe au détour d’une page, comment cette idée vous est-elle venue ?
Hin hin. Je ne sais plus, mais ce n'était tellement pas dans le ton qu'il fallait absolument que je le mette, d'autant que j'évite autant que possible (même si ça ne se voit pas) d'être trop gras, du coup je retiens beaucoup de ce genre de choses, il fallait que ça sorte. Zut, je recommence.
Assumez-vous les caractéristiques qui vous sont attribuées : humour noir, mauvais goût, blagues douteuses ?
Ah mais quelles sont vos sources? Mauvais goût? J'assume volontiers les deux autres.
Avez-vous déjà travaillé avec un scénariste ?
Oui, mais ça ne dure pas en général.
Je crois savoir que vous aimez l’improvisation. Comment cela se traduit-il ?
C'est faux. Je n'aime pas trop ça encore que... en fait, ce que je n'aime pas c'est l'improvisation prévue, c'est ce qui m'a gêné dans les spectacles (combats de dessin ou autres) auxquels j'ai participé, c'est qu'on devait improviser à un moment prévu de longue date... ça tue un peu la magie de l'instant.
Vous faites partie de l’atelier KCS à Lyon. Comment les choses se passent-elles dans un atelier ?
Elles se passent comme chez soi, sauf qu'on cumule une dizaine de manières de perdre son temps au lieu de se contenter de la sienne.

© B-Gnet
Pour terminer, élargissons le champ. Avez-vous été influencé par des auteurs précis et maintenant quels sont vos goûts en matière de littérature, de cinéma, d’art en général ?
Oui, j'ai été influencé par des auteurs très précis. Mes goûts sont bons, contrairement à ce qu'on a pu lire plus haut! Quoique plutôt classiques, je manque de modernité parfois. Mais je ne citerai personne, ça change tout le temps ces choses-là...
Interview réalisée par Monique Saltet le 10 mars 2011 pour la 9e édition du Festival BD de Massillargues-Atuech.
Comment êtes-vous arrivé dans le monde la BD ? Quel a été votre parcours ?
Comme beaucoup, par ennui. Je ne dis pas par là que la BD m'ennuie, mais quand j'étais petit je m'ennuyais beaucoup, alors je dessinait et je m'inventais des histoires. C'est vite devenu une vocation, même si parfois je doute, je me demande si je ne ferais pas autre chose... mais dès que j'arrête, je m'ennuie à nouveau alors je me remets à la BD.

© B-Gnet
Avez-vous toujours écrit et dessiné des histoires courtes ? Si oui, pourquoi ?
J'ai surtout dessiné des histoires courtes, oui. D'abord parce que je suis impatient de finir et souvent, pendant que j'en dessine une, il m'en vient une autre et j'ai envie de m'y attaquer. Ensuite, c'est un format qui convient mieux à l'humour, on rit rarement tout le long d'une histoire longue, sur une courte, c'est jouable.
Vous êtes ce qu’on peut appeler « un dessinateur d’humour » Dites-moi tout d’abord si ce terme vous convient et comment vous définiriez ce genre.
C'est réducteur, dans la mesure où je fais aussi le scénario la plupart du temps. Pour définir le genre, c'est plutôt simple, le but est de faire rire, non? Même si j'ose penser que c'est plus que ça.
J’ai lu quelque part qu’il est terriblement difficile de faire vraiment rire en BD. Votre avis là-dessus ?
Terriblement? Disons qu'il est facile de faire de la BD, il suffit de faire des cases et de les remplir. Le plus dur est d'être d'abord publié, puis d'être publié et d'en vivre, ça c'est dur, et enfin d'en vivre et de garder son intégrité, ça c'est terriblement difficile. Mais je ne vais pas embêter le monde avec les difficultés de notre métier, c'est un problème interne et bizarrement je n'ai pas envie de me plaindre aujourd'hui.
Sans doute faites-vous rire le lecteur, mais vous, vous faites-vous rire tout seul devant vos planches ? ( je vous imagine bien comme ça )
Ah, ça dépend. Moins maintenant, en même temps je me lis moins. Mais j'avoue un peu honteusement que j'ai parfois beaucoup ri en relisant certaines de mes BD, mais c'était souvent parce que j'avais oublié un gag, et que je me suis pris par surprise.

© Old Skul - B-Gnet - 6 Pieds sous terre 2010
A propos de votre dernier opus « Old Skull », on a pu dire que c’était « le western le plus déjanté de la BD ». Alors, est-ce bien « un western » et est-il « le plus déjanté » ?
Qui a dit ça? En tous cas ça se passe plutôt à l'Ouest. Le plus déjanté, je ne pense pas, pas assez, trouvé-je parfois.
Concernant l’épisode scatologique sur lequel le lecteur tombe au détour d’une page, comment cette idée vous est-elle venue ?
Hin hin. Je ne sais plus, mais ce n'était tellement pas dans le ton qu'il fallait absolument que je le mette, d'autant que j'évite autant que possible (même si ça ne se voit pas) d'être trop gras, du coup je retiens beaucoup de ce genre de choses, il fallait que ça sorte. Zut, je recommence.
Assumez-vous les caractéristiques qui vous sont attribuées : humour noir, mauvais goût, blagues douteuses ?
Ah mais quelles sont vos sources? Mauvais goût? J'assume volontiers les deux autres.
Avez-vous déjà travaillé avec un scénariste ?
Oui, mais ça ne dure pas en général.
Je crois savoir que vous aimez l’improvisation. Comment cela se traduit-il ?
C'est faux. Je n'aime pas trop ça encore que... en fait, ce que je n'aime pas c'est l'improvisation prévue, c'est ce qui m'a gêné dans les spectacles (combats de dessin ou autres) auxquels j'ai participé, c'est qu'on devait improviser à un moment prévu de longue date... ça tue un peu la magie de l'instant.
Vous faites partie de l’atelier KCS à Lyon. Comment les choses se passent-elles dans un atelier ?
Elles se passent comme chez soi, sauf qu'on cumule une dizaine de manières de perdre son temps au lieu de se contenter de la sienne.

© B-Gnet
Pour terminer, élargissons le champ. Avez-vous été influencé par des auteurs précis et maintenant quels sont vos goûts en matière de littérature, de cinéma, d’art en général ?
Oui, j'ai été influencé par des auteurs très précis. Mes goûts sont bons, contrairement à ce qu'on a pu lire plus haut! Quoique plutôt classiques, je manque de modernité parfois. Mais je ne citerai personne, ça change tout le temps ces choses-là...
Interview réalisée par Monique Saltet le 10 mars 2011 pour la 9e édition du Festival BD de Massillargues-Atuech.
