Edition 2010

La 8e édition du festival BD de Massillargues-Atuech a fermé ses portes après de très riches rencontres entre lecteurs et auteurs. Vous pouvez retrouver les interviews des auteurs invités, réalisées spécialement pour le festival, ici. Les amateurs de BD ont pu faire dédicacer leurs albums, participer à des tables rondes, visiter le Supermarché Ferraille des Requins Marteaux (qui fut malheureusement délocalisé le dimanche soir), suivre des lectures autour de l’œuvre d’Etienne Davodeau, le président de cette édition.

Pour cette 8e édition du festival, nous avons eu l’honneur d’accueillir comme président Etienne Davodeau. C’est maintenant une tradition pour le festival, nous avons réalisé un court métrage interview (regarder la vidéo interview) qui fut présenté à l’occasion tout au long du week-end. Il s’agit d’une installation réalisée par l’association Zoom La Rue pour le festival autour d’un entretien filmé avec Etienne Davodeau, rencontré dans les bureaux de Futuropolis, et évoquant l’univers de cet auteur. Cette présentation est particulièrement axée autour de quatre de ses albums : Un homme est mort et Lulu femme nue (Futuropolis), Geronimo avec Joub et Chute de vélo (Dupuis). Pour l’avant première du festival avec Instants de vies à voix haute, la Cie A Titre provisoire a proposé une nouvelle approche de la bande dessinée. Elle nous a entraîné pour des séances de lecture autour des BD d’Etienne Davodeau. Une autre façon de découvrir la BD. Ce spectacle fut repris le samedi 3 avril lors du festival avec la suite des lectures. Une création co-produite par le festival BD et la Médiathèque d’Alès.

 

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© Etienne Davodeau 2009 – Affiche pour le 8e Festival BD de Massillargues-Atuech.

Bulles et tchatche, le retour!

Nous avons assisté à une désopilante rencontre d’improvisation entre les comédiens de l’Effet Criquet et quatre dessinateurs aventureux en l’occurrence Thierry Ségur, François Gomes, Eric Nosal et Damien Vanders. Pourquoi aventureux ? Le dessinateur doit travailler doucement, du crayonné à la couleur en passant par l’encrage pour réaliser un dessin. Réaliser une planche de BD est un travail qui demande de la précision, de la méthode et beaucoup de temps pour arriver à ces fins. Aussi, l’improvisation, où le dessinateur doit être réactif et produire un dessin dans un temps limité avoisinant souvent la minute, est un défi que peu ose relever. Notre quatuor a foncé dans le projet pour le plus grand plaisir des spectateurs qui avaient remplis la salle samedi soir.

 

Avant le spectacle et après les discours officiels, s’est déroulé la remise du Prix des lecteurs du festival. Un jury composé de treize personnes, d’horizon très divers (lycéen, vétérinaire, plasticien, étudiant, homme, femme…) s’était réuni dans l’après midi. Après deux heures de délibérations, ils avaient lu les treize ouvrages nominés durant le mois qui a précédé le festival, ils sont finalement tombés d’accord pour décernés les deux prix.

Le Prix du jury

Il fut décerné à Eddy Vaccaro, dessinateur présent sur le festival, et Aurélien Ducoudray, scénariste, pour Championzé aux Editions Futuropolis. L’histoire de ce boxeur, d’origine sénégalaise, qui devient le premier français champion du monde de boxe et dont le nom fut ensuite effacé des encyclopédies sportives est une réussite totale. Aurélien Ducoudray, journaliste et photographe, écrit le scénario parfait pour sa première incursion dans la bande dessinée. Quand à Eddy Vaccaro, il décolle littéralement avec cet album. Son trait y trouve une maturité et une ampleur jamais atteinte auparavant. De la grande bande dessinée !

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© Championzé – Eddy Vaccaro et Aurélien Ducoudray Futuropolis janvier 2010

Le Grand Prix

Damien Vanders, dessinateur présent sur le festival et Damien Marie, scénariste, n’en sont pas à leur première collaboration. Nous avions déjà eu Welcome to hope, histoire en trois volumes couronnés de divers prix à l’occasion de festivals. Donc, aucune raison de cesser cette complicité. En février 2009 est paru un nouvel album du duo Parce que le paradis n’existe pas dans la collection Grand Angle de Bamboo Editions. Format atypique 16×23 pour une réalisation qui lorgne vers le roman graphique. Une histoire qui vous prend, qui ne vous lâche pas. Une histoire toute simple, qui pourrait vous arriver. Une histoire que Damien Marie déploie dans une parfaite continuité narrative. Une histoire implacable que Damien Vanders met en image de la meilleure des façons. Son noir et blanc est parfaitement maîtrisé. Et le jury ne s’y est pas trompé. Ils leurs ont décernés le Grand Prix.

 

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© Parce que le paradis n’existe pas – Damien Vanders et Damien Marie – Grand Angle/Bamboo Editions février 2009.

Et pour clôturer le festival dimanche soir, les Prix du Concours BD ont été remis.